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mercredi 6 juin 2012

Yves Rocher: toxique!


J'ai récemment commandé des produits Yves Rocher - PureCalmille, via une promotion que j'ai reçue par la poste (D'ailleurs plutôt alléchante avec les cadeaux qu'ils m'envoyaient... Mais Attention! Ne vous laissez pas attraper par ces babioles de basse qualité...) 

Aujourd'hui, je viens de faire un geste pour la planète... au lieu de payer ma facture, j'ai payé presque l'équivalent en frais de poste pour retourner leurs produits. Voici pourquoi... Je l'explique dans cette lettre que j'ai jointe avec mon retour.
...

D'abord, j'ai été interpellée pour acheter ces produits car vous dites, dans votre publicité (Pour la première fois, une camomille issue de l'Agriculture Biologique est restituée dans sa forme la plus pure et la plus intacte grâce à la Fresh Extraction™, un procédé d'extraction 100% naturel, sans solvant et sans dégradation.) , qu'ils sont fabriqués à partir de camomille biologique. D'aucune façon, je ne retrouve le logo indiquant que cette camomille est effectivement homologuée biologique. En plus, c'est le dernier ingrédient de la liste, donc celui qui se retrouve en moins grande quantité... Trompeur comme titre. À combien estimez-vous le pourcentage de camomille "biologique" dans vos produits?

Ensuite, en lisant la liste d'ingrédients, je retrouve de nombreuses substances toxiques à éviter. Voici un extrait du site de la fondation David Suzuki à ce sujet:

Ce qui importe le plus, c'est le contenu.


Du shampooing au savon en passant par la lotion ou les produits de maquillage, une personne utilise environ une dizaine de produits d'hygiène et de beauté au quotidien. Mais certains ingrédients des produits de beauté ne sont pas aussi inoffensifs que l'on pense. Des chercheurs américains ont découvert que, parmi les quelque 82 000 ingrédients utilisés dans les produits de soins personnels, un ingrédient sur huit est une substance chimique industrielle. Ces produits comprennent donc certains éléments cancérogènes, des pesticides, des toxines affectant le système reproducteur, des perturbateurs endocriniens, des plastifiants, des dégraissants et même des surfactants.

La Fondation David Suzuki a publié en octobre 2010 un rapport qui présente les résultats d'un vaste sondage qui demandait aux Canadiens d'identifier les ingrédients contenus dans les produits de beauté et d'hygiène qu'ils utilisaient quotidiennement. Le rapport a révélé qu'une quantité inquiétante de substances chimiques hautement toxiques se retrouve dans les produits que nous utilisons tous les jours. De plus, une grande quantité de substances nocives ne sont pas identifiées dans la liste d'ingrédients, car elles sont regroupées sous la mention parfum (ou fragrance). Il est donc évident que les politiques actuelles du gouvernement canadien en matière d'étiquetage d'ingrédients contenu dans nos produits manquent de rigueur et mettent en danger autant notre santé que notre environnement.

Voici donc les substances contenues dans les produits que j'ai reçus:

PEG-30 et PEG100: Ils peuvent contenir du 1,4-dioxane, potentiellement cancérigène.


Methylparaben, ethylparaben, propylparaben: Ils sont suspectés d'interférer avec la fonction hormonale et sont associés au cancer du sein.

Parfum/Fragrance: La mixture de produits chimiques peut déclencher des allergies et de l'asthme, certains sont associés au cancer et à l'intoxicatin des neurones. Nocif pour les poissons et la faune.

Dimethicone: Il est suspecté d'interférer avec la fonction hormonale et d'endommager le foie. Nocif pour les poissons et la faune.

Source: Le guide du consommateur responsable: 12 substances toxiques à éviter dans vos cosmétiques

Je vous retourne donc les produits, intacts... En aucun cas, je ne voudrais nuire à ma santé ni à celle de ma planète.

Il serait intéressant d'être transparents dans ce que vous dites être "Naturel" pour notre peau. D'autant plus que vous avez un beau programme pour planter des arbres. Je vous encourage à développer ainsi des produits exempts de toute substance toxique pour notre corps et notre environnement.

D'ici à ce que vos produits soient vraiment en règle envers l'environnement, je ne consommerai plus de la marque Yves Rocher.

Merci.

...

Vous me demanderez alors quels produits j'utilise pour ma peau et celle de mes enfants (crème solaire sans parabène)? Visitez le site de Zorah: des produits exempts de toute toxicité... écologiques et faits au Québec en plus! Mon chum a aussi trouvé une recette maison à base de beurre de karité, huile de sésame et poudre de zinc (tous des écrans naturels) pour faire une crème solaire écolo. Et ça fonctionne vraiment! C'est sûr qu'on limite également l'exposition et qu'on porte un chapeau!!!

Alors pourquoi risquer de contaminer notre peau et notre planète avec des produits à haut risque cancérigène? J'aime mieux payer un peu plus cher ou encore les faire moi-même. Ma santé, ce n'est certainement pas Yves Rocher!

Diffusez!!!

dimanche 29 avril 2012

Récit de mon AVA2C

En écrivant ce récit d’AVAC, je souhaite donner espoir et surtout le courage aux femmes ayant vécu une césarienne, de vivre cette merveilleuse aventure de donner naissance naturellement. Nous, les femmes, avons le privilège de pouvoir donner la vie. Nos corps sont faits pour cela. Nos histoires de césariennes sont uniques et sommes toutes douloureuses. Mais chaque accouchement est également unique et nos plus tristes histoires ne sont pas obligées d’être reproduites. Nous avons toutes cette force en nous. Il suffit d’y croire et de se le répéter.

...

Je suis Annie, maman de 4 beaux enfants en santé.

Laurence et Mariane, mes jumelles sont nées par césarienne d’urgence à 35 semaines de gestation, à St-Jérôme, le 30 septembre 2005. À cause d’un syndrôme HELLP, on a dû me faire une anesthésie générale.

L’annonce de ma grossesse gémellaire a été une belle surprise. En effet, je l’ai appris lors de mon échographie de 20 semaines. Au départ, c’était une belle nouvelle. Eric, mon conjoint, et moi, savions que nous serions de bons parents.

Toutefois, s’en suivent de nombreux doutes dans mon esprit sur ma capacité à porter mes deux bébés dans mon ventre : « Mais où vais-je trouver la place pour les mettre dans ma petite personne de 5’2’’? ». Autour de moi, je n’ai pas de ressources qui peuvent m’informer d’accouchements de jumeaux. Mes personnes références sont alors les médecins-gynécologues de la clinique de grossesses à risques élevés, vers qui j’ai été, immédiatement après le « diagnostic » de grossesse gémellaire, orientée. Je suis donc enceinte… mais à risques. À risques de quoi? Dès lors, les discours médicaux m’obsèdent : risque de diabète de grossesse, risque de haute pression, risque de trouver des protéines dans mon urine, risque de pré-éclampsie, risque de césarienne, risque d’accouchement prématuré, risque d’avoir des bébés qui auront besoin de soins particuliers… Peu à peu, mon esprit se programme à devoir accoucher avec difficulté. Je me mets à douter de moi, de ma capacité à pouvoir donner naissance à mes bébés normalement. Je suis enceinte, mais je suis aussi « malade ». Enfin, c’est ce que le système médical m’envoie quotidiennement comme message.

Autour de ma 30e semaine de gestation, je commence à enfler de partout. Les rendez-vous en clinique GARE se multiplient : monitoring, tests d’urine, contrôles de pression à toutes les semaines. Malheur? Surprise? Je fais de la haute pression. J’ai mal partout. J’angoisse à l’idée d’accoucher. J’écoute tout ce que le monde autour de moi me dit. Et voilà que mon esprit s’ancre dans l’idée : « Et si je pouvais ne rien sentir de mon accouchement? Et si c’était possible d’accoucher endormie comme ma grand-mère l’a fait? » Quand je parle de mon accouchement aux gynécologues, on me dit qu’il est possible que j’accouche naturellement mais qu’il y a des risques… encore!.. que le 2e bébé s’enligne mal et que je doive subir une césarienne d’urgence. Alors pourquoi risquer un accouchement naturel? Cela me ferait moins mal de planifier tout de suite une césarienne. J’adopte alors cette idée, qui franchement, me rassure, et semble aussi beaucoup rassurer le personnel médical.

À 34 semaines, je dois entrer à l’hôpital et rester au repos parce que mes membranes ont fissuré. Pour dire vrai, j’en suis soulagée. On me prend en charge. Déresponsabilisation? Manque de confiance? Un peu de tout ça m’habite. J’ai tellement mal partout et ma bédaine est tellement énorme que j’ai bien hâte qu’on m’annonce le moment où je devrai accoucher. Je suis branchée sur le moniteur près de 15h par jour. On prend ma pression aux 2h. Je ne me lève plus de mon lit. On m’empêche même de manger convenablement car il y a risque (!) de pneumonie toxique si jamais on doit m’opérer d’urgence. Alors j’attends, et j’ai peur…

6 jours plus tard, j’ai, me dit-on, des contractions… que je ne sens pas. Par contre, j’ai mal dans le haut du ventre. On prend mon bilan sanguin : pré-éclampsie sévère, plaquettes basses, enzymes du foie déréglées. Vite! On doit m’opérer. L’annonce de cette nouvelle m’apaise enfin… je verrai mes bébés aujourd’hui!

Branle-bas de combat dans ma chambre : anesthésiste, infirmières, pédiatre, gynécologue, préposés. Tous s’affairent autour de moi, qui souris, naïvement… J’ai à peine le temps d’appeler mon conjoint qu’on m’administre du sulfate de magnésium, soit disant pour m’empêcher de convulser. C’est sous les chaleurs que ce médicament me procure que le médecin me fait signer l’autorisation de m’opérer. Elle m’explique rapidement les risques… et me demande si j’ai des questions. « Vais-je mourir? » lui demandai-je. On me répond, tout bêtement, qu’on va tous mourir un jour!!! Mais voyons! C’est supposé d’être le plus beau jour de ma vie, celui de la naissance de mes filles! Je ne me sens absolument pas en danger de mort! « Eric pourra être avec moi dans la salle d’opération? » Négatif. Cela pourrait être traumatisant de voir sa blonde intubée. « Quoi? Intubée? On va m’endormir? On ne peut pas me faire une anesthésie rachidienne? » Non. Pas le temps. Mon état est en trop grande détérioration. Il faut sortir les bébés de là sinon tout le monde y risque sa peau.

Black out.

Quelques heures après, je suis dans la salle de réveil. « Vous avez deux belles filles madame! ». « Où est Eric? » demandai-je. J’entends murmurer… « Elle demande Eric. Ça doit être son conjoint… » J’ai mal. Mon ventre. Mes bébés. Mon chum. Mes amours. Je suis toute seule. Je suis vide. On me transporte aux soins intensifs. Transfusions. Morphine. Enfin, je vois Eric. Il pleure, je pleure. Je vois mes filles sur l’appareil photo. Impossible de les toucher pour le moment. Nous ne sommes pas sur le même étage.

24h plus tard, ma rage maternelle l’emportant sur ma « maladie », je peux enfin regagner ma chambre et voir mes filles à la pouponnière. Elles sont séparées. Je veux les allaiter. « Non, pas tout de suite. Elles sont trop petites et trop faibles pour téter » me taraudent les infirmières. J’enrage… Peut-être est-ce cela qui occasionnera ma montée de lait? On m’a volé mon accouchement. On m’a volé les premières minutes de vie de mes filles. On ne me volera pas ce contact unique que j’attends depuis 9 mois… Cela prendra 72h après leur naissance pour que je puisse enfin les mettre au sein. Ma victoire. Elles le prennent aussitôt, et avec vigueur, du haut de leurs petits 5 lbs. J’impressionne les infirmières. On dirait même qu’elles ne me croient pas. Pied de nez au système hospitalier. On ne m’y reprendra pas deux fois. Je le jure…

Je rentrerai à la maison 9 jours après ma césarienne. Avec mes deux filles en parfaite santé. Je suis heureuse de commencer ma vie de maman, soit… mais une partie de moi demeure meurtrie, coupée et surtout incomprise. Suis-je une mère à part entière même si je n’ai aucun souvenir d’avoir accouché? Ce sentiment m’habitera encore longtemps.

…

Manuel, mon fils, est également né par césarienne, 3 ans plus tard, à 41-6 sem de gestation, à St-Jérôme, le 31 août 2008. Une deuxième césarienne. Je m’étais pourtant juré de ne pas y retourner…

Quand j’ai su que j’étais enceinte de nouveau, j’ai tout de suite voulu avoir un suivi le plus naturel qui soit, pour avoir l’accouchement le plus naturel qui soit. Comble de joie, on a accepté ma demande à la Maison de naissance du Boisé, à Blainville, et j’ai obtenu le privilège d’être suivie par les sages-femmes de la maison.

Ma grossesse se déroule normalement. Les rencontres avec les sages-femmes sont empreintes d’humanité et de douceur. On discute beaucoup de mon premier accouchement. Mon discours est catégorique : Je ne veux PAS d’une autre césarienne. Je suis prête à tout, même si la peur me tenaille encore… En fait, mon attitude est celle d’une combattante, qui résiste au fait qu’il y a une possibilité que je doive subir une autre chirurgie. Je n’ai pas accepté la première césarienne. Comment pourrais-je envisager en avoir une autre?

À 38 semaines de gestation, mon fils patauge encore la tête en haut dans ma bédaine. Il a beaucoup de place et ne semble pas pressé de sortir! Petit stress : je dois aller consulter en clinique GARE pour une échographie et planifier une version si nécessaire. Sinon, c’est la césarienne car mon bébé se présente en siège. Branle-bas de combat, je me précipite chez l’acuponcteur pour inciter mon bébé à se retourner. Ça fonctionne! Manuel trouve sa place la tête en bas vers la fin de la 38e semaine.

À ce stade de ma grossesse, les doutes commencent à s’installer. Je veux accoucher naturellement, j’ai une belle équipe autour de moi mais on me rappelle sans cesse que si le travail ne progresse pas comme il faut, on devra me transférer aux gynécologues. Voilà la raison pour laquelle je dois accoucher à l’hôpital et non à la maison de naissance pour être prête à faire face aux complications… s’il y a lieu! Bien sûr, mon esprit se vautre dans le déni : Je n’aurai PAS une autre césarienne!

Le grand jour arrive enfin, après 13 jours d’attente de la date prévue d’accouchement. Ma sage-femme vient me rejoindre chez moi pour évaluer la progression du travail. Tout se passe très bien. Rendus à l’hôpital, mon col dilate bien jusqu’à l’heure des poussées. Les sages-femmes et mon conjoint m’encouragent! Je peux pousser… pousser… pousser! Alors je pousse. Mal. J’ai mal. C’est long. Trop long. Je peux toucher un petit bout de tête qui essaie de passer la symphyse pubienne, mais bébé remonte. Il est mal positionné. Mes poussées ne sont pas efficaces. On tente un lavement, des changements de position, on m’installe une sonde… Pénible silence. Chuchotements. On ne m’encourage plus. Ça fait au-delà de 3h que je pousse et bébé ne progresse plus. Il commence à se fatiguer. Et moi aussi. Je suis découragée. Je n’y crois plus. Le verdict tombe. Ma sage-femme m’informe qu’elle doit me transférer. NON!!!

S’en suivent l’arrivée des infirmières, l’installation d’un soluté, les « arrêtez de pousser madame, le docteur s’en vient! ». La gynécologue que j’ai réveillée me palpe rapidement : « C’est une patiente avec une césarienne au dossier. Pas de temps à perdre. Préparez la salle d’opération. » Je ne dis rien. Je pleure et Eric aussi. Ma sage-femme me tient la main, désolée. Elle assistera toutefois à mon anesthésie et à l’accouchement de l’autre côté du rideau. Parce que je ne veux rien manquer de la naissance de mon fils cette fois! Tout le long de l’opération, je suis aux aguets. Éveillée. Attachée de partout mais consciente, au moins!

Et Manuel arrive au monde avec un grand cri de victoire! Mon bébé, il est enfin là! Mais je le vois à peine car je n’ai pas mes lunettes. On le place déjà tout emmailloté sur moi, seulement quelques minutes. Eric, ma sage-femme et mon fils partent à la chambre. Au moins, papa fera le peau à peau pendant que j’attendrai 2 longues heures à me faire recoudre et observer en salle de réveil, toujours les deux bras attachés…

À mon arrivée à la chambre, mon fils a les yeux ouverts. Il tète son pouce calmement dans les bras de son papa. Je l’allaite. Il est en parfaite santé. Après un refus de traitement de ma part, nous sortirons de l’hôpital 24h plus tard. Ma sage-femme viendra s’occuper de retirer les agrafes de ma cicatrice…

Je retourne donc à la maison. Heureuse d’avoir mon fils, « un beau bébé en santé » comme dirait tout le monde… mais blessée, coupée, et avec un immense sentiment de culpabilité de n’avoir pu le mettre au monde naturellement. J’ai tellement mal à ma césarienne… « Suis-je vraiment une mère complète? »

…

Anabelle, ma 3e fille, est née par voie vaginale, à 41 semaines de gestation, à St-Jérôme, 3 ½ ans après ma 2e césarienne, le 16 avril 2012. Ma victoire! Notre victoire! J’ai enfin réussi mon AVAC!

Eric et moi voulions 4 enfants. Après la naissance de Manuel, je savais que je vivrais une autre grossesse. J’avais le temps de me préparer et surtout apprendre à avoir confiance en moi : une femme qui peut mettre au monde un enfant, naturellement. Car le corps d’une femme sait d’instinct ce qu’il a à faire et il est programmé depuis la nuit des temps pour donner naissance. C’est la beauté de la nature, le miracle de la vie.

Je trouve donc une ostéopathe qui m’offre des traitements pour guérir les adhérences de mes cicatrices et l’alignement de mon bassin. Son approche est également thérapeutique. Je commence un processus de guérison physique mais aussi psychologique pour accepter et comprendre les raisons de mes césariennes. C’est un travail laborieux mais tellement libérateur!

Après 3 ans de thérapie et en pleines rénovations majeures dans notre maison, je deviens enceinte pour une 3e fois. Je sais que cette grossesse sera unique et différente des deux autres. L’histoire ne se répètera pas. Je suis en confiance et non en résistance! Je sais aussi qu’après deux césariennes, plusieurs « obstacles » se présenteront pour freiner mon désir de tenter, encore, un accouchement naturel. Le premier, c’est d’abord le refus de la maison de naissance de faire mon suivi de grossesse. On n’accepte pas de femmes ayant eu deux césariennes. S’offre à moi alors deux options : lutter pour trouver un hôpital et un médecin favorables aux AVAC ou accepter de me faire suivre par mon médecin de famille qui m’accouchera à St-Jérôme, dans une équipe de 6 femmes-médecins qui ne seront peut-être pas toutes ouvertes à mon projet de naissance. Je choisis l’acceptation, donc la 2e option. Fini le temps où je me fie aux autres pour accoucher. Je suis la seule avec mon bébé qui puisse faire le travail comme il faut!

Vers le 7e mois de grossesse, je choisis également de me faire suivre en hypnothérapie. Ma thérapeute m’aide à reprogrammer mon mental afin de vivre un accouchement tel que je le souhaite. Ces auto-suggestions m’aident à me faire confiance et à cesser d’écouter toutes les peurs venant de l’extérieur. « Mon corps sait ce qu’il a à faire. Je fais confiance à mon bébé. À chaque contraction, le travail progresse et mon bébé se rapproche de moi. Je vis un accouchement facile et confortable. J’accepte le chemin inconnu de la facilité pour accoucher naturellement. »

Ma grossesse se déroule parfaitement et le déclenchement du travail aussi. Calmement j’accepte ces sensations inhabituelles et temporaires. Je suis en confiance. En arrivant à l’hôpital, mon conjoint et moi faisons comprendre à l’équipe médicale nos souhaits pour cette naissance heureuse : du calme, le moins d’interventions et de bruit possible, un monitoring intermittent et silencieux et la possibilité de bouger, de prendre un bain et de pousser dans la position de mon choix. Nous avons dû argumenter un peu sur l’aspect du monitoring qui « habituellement », après une césarienne, se doit d’être en tout temps. Notre point a finalement été respecté ainsi que toutes nos demandes. Nous en sommes très reconnaissants. Il va sans dire que l’équipe médicale, avec une femme médecin que je ne connaissais pas, (en plus!) a été d’une écoute et d’un respect dont je ne m’attendais pas étant donné mes histoires de césariennes.

Lorsqu’est venu le temps de pousser, j’étais encouragée de toutes parts. Mon chum qui rayonnait de fierté, l’infirmière qui me répétait mes auto-suggestions positives et la médecin qui continuait de m’encourager et de s’impressionner devant ma détermination et la progression parfaite du travail. C’est en moi et dans cette confiance qui régnait que j’ai trouvé la force de pousser ma fille par mes voies vaginales en à peine 1h40. Quand j’ai enfin entendu son cri de victoire, j’y ai ajouté le mien : « J’ai réussi! J’ai réussi! » J’ai accompli le plus beau miracle de la vie! J’en suis tellement fière! Anabelle, notre enfant chérie, m’a permis de boucler mon histoire d’être une mère complète. J’ai vécu un accouchement parfait, même après deux césariennes.

mardi 13 septembre 2011

Il se prend pour qui ce gynéco? Dieu?

Si vous avez lu l'article dans le magazine Enfants Québec d'octobre 2011 portant sur les accouchements illégaux, et que vous avez été outrée comme moi des propos de ce pédant gynéco... Je vous encourage à envoyer une copie de cette lettre à l'association des obstétriciens-gynéco du Québec.

Cette lettre a été composée par par Stéphanie St-Amant Consultante et chercheuse en périnatalité, Candidate phD, sémiologie, UQAM

J'ai envoyé une copie à: info@gynecoquebec.com et cc: info@cmq.org
__________________________________________________________

Association des obstétriciens-gynécologues du Québec


Madame, Monsieur,

OBJET : Dépôt de plainte

J'aimerais porter à votre attention les propos du président de l'AOGQ,
Robert Sabbah, rapportés dans le magazine Enfants Québec d'octobre 2011.

Il y décrit l'accouchement à domicile comme étant "criminel, négligent et
dangereux", des propos contraires au code de déontologie des médecins du
Québec.

En effet, ce professionnel de la santé a tenu des propos méprisants et
inexacts d'une part envers la pratique sage-femme et les membres de cet
ordre professionnel et, d'autre part, dénigrants, infantilisants,
honteusement paternalistes envers les femmes qui font le choix absolument
légitime d'accoucher à l’extérieur d’un centre hospitalier, et qui ont
droit au respect de leur libre arbitre et de leur autonomie.

De tels propos contreviennent aux articles 4, 26 et 110 du code de
déontologie des médecins soit ;

4. Le médecin doit exercer sa profession dans le respect de la vie, de la
dignité et de la liberté de la personne.

26. Le médecin doit reconnaître le droit du patient de consulter un
confrère, un autre professionnel ou une autre personne compétente. Il ne
doit en aucune façon porter atteinte au libre choix exercé par le patient.

110. Le médecin ne doit pas, à l'égard de quiconque est en relation avec
lui dans l'exercice de sa profession, notamment un confrère ou un membre
d'un autre ordre professionnel, le dénigrer, abuser de sa confiance,
l'induire volontairement en erreur, surprendre sa bonne foi ou utiliser
des procédés déloyaux.

Je vous demande de bien vouloir donner suite à cette situation afin qu’elle
ne se reproduise pas. Nous vous prions d’agréer l’expression de nos plus
respectueux sentiments.

Annie
Mère de 3 enfants et enceinte d'un 4e
Suvie par des Sages-femmes lors de ma 2e grossesse

c.c.
Direction des enquêtes
Collège des médecins du Québec
2170, boulevard René-Lévesque Ouest
Montréal (Québec)
H3H 2T8

dimanche 16 mai 2010

Vive la cohérence!

Faut que je l'écrive... faut que je m'en souvienne quand elle aura 20 ans...!!!

JujuL: Maman... Manu là, c'est un bébé "gâté sourit"!

***

JujuL: Regarde Maman... Papa m'a mis du "parmesan" sur mon bobo! (lire Peroxyde!)

***

Autre anecdote croquée sur le vif...

Nous regardons la TV... ben oui, on la regarde... et les jujus l'aiment beaucoup la tivi...

La super chaîne de restauration rapide avec un gros M jaune sur fond rouge passe une pub affichant à quel point elle a à coeur la santé des enfants en donnant des ristournes à une fondation pour les enfants malades... Ouain... bon... passons pour la moralité... et la cohérence entre la malbouffe qu'on tente de sortir de la nutrition de nos enfants pour ne pas qu'ils soient malades... justement!

Les jujus me demandent: "Maman, nous on aimerait ça aller chez M... Regarde, les enfants sont contents à la tivi..." (Non mais, il n'y a pas une loi interdisant la pub s'adressant aux enfants? Faut croire que quand on s'appelle M... on se fout un peu des lois...)

Je réponds en essayant de donner la meilleure argumentation possible (ben quoi, nous avons des principes...): "Non mes puces, Papa et moi on ne vous emmenera jamais chez M... parce que là-bas, on mange du poulet mort et des frites et c'est pas bon pour la santé."

JujuM: "Mais Mamannnnnnnn... Nous on aime ça les frites. On en mange des fois!!! Et les amis y vont chez M..."

Moi-même avec la cohérence un peu embarrassée... (c'est vrai qu'on en mange des frites... bon.): "Oui MAIS on ne mangera pas de frites de cette multinationale de restauration rapide parce qu'elle promeut la malbouffe pas bonne pour ton petit bedon rond... Bon." (fin de la discussion).

Je continue, juste pour clouer le tout: "Allez dites-le... MULTINATIONALE DE RESTAURATION RAPIDE... Tu répéteras ça à tes amis qui y vont..."

Jujus: MU-TI-NALE-RATION-RAPIDE... Ahhhhhhhhhhhhhhhh.... Mamannnnnnn.... Ben tu le diras toi à nos amis....

Et VLAN dans les dents!!!

***

Non mais vous savez quoi? Mamie les a emmenées... oui oui... chez M.... le lendemain midi.... à mon insu.... Ben quoi? Il y a des jeux pour les ti-nenfants.... Elles ont eu ben du fun... à manger du poulet mort pis des frites...

Vive la cohérence!

***

Sans rancune Mamie! xxx

***

Publié comme statut sur mon Facebook en cette "saison" de séries de l'Halak-coupe-Stanley...:
Si tout le monde était fan de notre Québec comme nous le sommes des Canadiens, nous serions indépendants demain!
***

Vive la cohérence!

lundi 26 octobre 2009

À lire avant de vous faire vacciner...

SURTOUT... SURTOUT... faites un choix éclairé... N'y allez pas en suivant la majorité ou encore moins parce que vous avez PEUR... mais bien parce que vous vous êtes renseignés sur le sujet...

Pour vous aider:

D'abord trois de mes billets sur le sujet...

Gardez votre vaccin, laissez-nous notre santé.
Solutions autres que la vaccination
Silence, je ne fais pas vacciner

Le site de Lina Moreco

Profiteurs de la peur H1N1, un business juteux (documentaire sérieux paru sur la chaîne ARTE en France)

Une pandémie de profit

Le blogue du Dr Martin Winckler

Et un autre: Expovaccin, à explorer très explicite sur le sujet

Enfin, un petit film "vaccin" à visionner. Ça vaut le clic!

Bonne lecture!

mardi 22 septembre 2009

Solutions autres que la vaccination pour se protéger de H1N1

Voici ce que j'ai reçu comme idées pour se protéger en situation d'infection virale comme la grippe annoncée.

On m'a suggéré de partager si je les jugeais utiles... alors voilà! Merci à ma sage-amie!

__________

Comment transformer la peur en mouvement ?

Tout ce que je peux faire pour l'instant, c'est de transmettre de l'information sur le trucs anti-viraux.


- des doses de 3 à 5 grammes de vitamine C par jour ne sont pas dangereuses et aident le système immunitaire à zaper les virus. C'est un prix Nobel de Médecine, Linus Pauling qui l'a expérimenté, mais il n'a pas été bien publié. S'en procurer le plus vite possible.

- se procurer du Chlorure de Magnésium ; en cas de grippe, en boire 1 C à soupe dans 1 L d'eau. Doubler au besoin.

- Se procurer une huile essentielle, Ravintsara, championne toute catégorie de la lutte antivirale. Appliquer sur la peau, quelques gouttes dans les plis inguinaux (ganglions lymphatiques) et partout où l'on se se sent gonflé. Sécuritaire pour les enfants, même très jeunes.

- Se procurer des tisanes laxatives et de quoi s'administrer des lavements à l'eau salée. Aux premiers symptômes grippaux, vider les intestins. C'est un des trucs les plus radicaux, je le jure :-)))

- Soulager le travail du foie en mangeant peu, et aucun produit d'origine animale. Si l'on prend du chlorure de Magnésium, les tisanes laxatives ne seront en général pas nécessaires.

- Sauf pour les petits enfants, faire augmenter la fièvre : bains très chauds et se faire suer.

En cas de vaccination forcée, genre militaire:

- Se procurer de l'argile verte médicinale et avoir toujours chez soi une boule prête à l'emploi au frigo. Dès que l'injection a été faite, supplier pour aller aux toilettes, et appliquer immédiatement l'argile sur le point de piqûre et laisser en place une heure. Devrait sortir une bonne partie du venin.
___________

Les seules voies d’accès pour le virus de la grippe, sont les narines, la bouche et la gorge. Lors d’une épidémie aussi largement répandue, il est pratiquement impossible de ne pas venir en contact avec la grippe A (H1N1) en dépit de toutes précautions. Cependant, le problème réel n’est pas tant le contact avec le virus que sa prolifération. Pendant que nous sommes en bonne santé et que nous ne montrons pas de symptômes d’infection par la grippe A (H1N1), il y a des précautions à prendre pour éviter la prolifération du virus, l’aggravation des symptômes et le développement des infections secondaires. Malheureusement, ces précautions, relativement simples, ne sont pas suffisamment publicisées dans la plupart des communications officielles.

Voici donc ces quelques précautions:

1. Tel que mentionné dans la plupart des publicités, se laver les mains fréquemment.

2. Éviter, dans la mesure du possible, de se toucher le visage avec les mains.

3. Deux fois par jour, se gargariser avec de l’eau chaude salée (Listerine peut remplacer l’eau salée si on préfère).
Il s’écoule normalement de 2 à 3 jours entre le moment où la gorge et les narines sont infectées et l’apparition des symptômes. Se gargariser régulièrement peut ainsi prévenir la prolifération du virus. D’une certaine façon, se gargariser avec de l’eau salée, a le même effet sur une personne en santé que le vaccin sur une personne infectée. Il ne faut donc pas sous-estimer cette méthode préventive simple, peu dispendieuse et efficace.

4. Au moins une fois par jour, nettoyer les narines avec de l’eau chaude salée. Se moucher avec vigueur puis, à l’aide d’un coton tige trempé dans l’eau chaudesalée, badigeonner les deux narines.
C’est une autre méthode efficace pour diminuer la propagation du virus.

5. Renforcer notre système immunitaire en mangeant des aliments riches en vitamine «C».
Si la vitamine «C» est prise sous forme de tablettes, s’assurer qu’elles contiennent également du Zinc afin d’accélérer l’absorption.

6. Boire le plus possible de boissons chaudes (Thé, café, tisanes, etc.).
Les boissons chaudes ont le même effet que le gargarisme mais de façon inverse. Les boissons chaudes nettoient la gorge des virus qui pourraient s’y trouver puis les entraînent dans l’estomac où ils ne peuvent pas survivre, évitant ainsi leur prolifération ou tout autre dommage.

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Cliquez ici pour lire un autre de mes billets sur la vaccination.

Passez le mot!

mardi 17 mars 2009

Expo en folie

Vendredi dernier, je suis allée à cette Expo.
Je me dis: "Arrive à l'ouverture 11h, y va y avoir moins de monde... Comme ça, je partirai plus tôt question de ne pas restée jammée dans le traffic à mon retour (lire ici 15h gros max!)."

Fait que je packte mon p'tit, et part de mon bled de Mirabel à 10h. Direction Palais des Congrès. Pas pire... pas trop de traffic (lire ici LA sainte horreur qui m'a fait changer de commission scolaire). Good! Arrive en ville... trouve un stationnement (autre sainte horreur!!!). Tourne en rond (tous les stationnements sont pleins, évidemment) pour finalement choisir un sous-sol de bâtisse à côté du PDC. 14$. Débarque Bébé avec son attirail. Il est 11h. (J'entends les écolos d'ici... JE NE POUVAIS Y ALLER EN TRANSPORT EN COMMUN. Il n'y a pas d'ascenceurs dans le métro...)

Ok, faut se rendre à la porte maintenant. Trouve l'ascenceur de l'édifice pour monter au niveau de la rue. Longe le corridor annonçant PDC par là. Oups! Escaliers... Demande au monsieur gentil où est l'ascenceur. Relonge le corridor. Redescend au 00. Relonge un autre corridor. ERREUR! Ascenceur dysfonctionnel, réparations... Demande à l'autre monsieur gentil par où passer. Finalement on descend à bras les escaliers avec Bébé et son attirail. Longe un autre corridor. Arrive à un autre escalier à monter... Pas personne pour m'aider.

Trouve une porte pour sortir dehors. (J'aurais dû faire ça dès le début!!!) Arrive au PDC. Autre ascenceur. 11h15. Sons de djembés. Je suis arrivée. Ouf! Oh Horreur!!! LA FILE D'ATTENTE EST INTERMINABLE!!! Je longe la file. Tout le monde a son billet. Pas moi. "Scusez... Où est la billetterie?" La gentille-maman-elle-aussi-avec-une-poussette-et-les-joues-pourpres me répond: "En bas... et il y a aussi une longue file d'attente".

Ça y est! J'ai envie de tout lâcher. Viens t'en Bébé, on s'en retourne. Non mais c'est quoi l'idée de faire ces expos à Montréal??? J'enrage. Je repars vers l'ascenceur. Non non... pas celui-là. L'autre là-bas à côté de l'entrée des exposants. J'ai chaud.

Arrive en bas... OH!!! Bonheur d'avoir un bébé! Je réussis à passer devant TOUT le monde!!! (La porte de l'ascenceur arrivait à 10 mètres des guichets... ben compliqué de dire "Scusez, scusez, SCUSEZ-MOI!" pour aller au bout de la file! Fait que j'ai mon billet en 5 min... 10$.

Remonte par le même ascenceur. Pas le goût de faire l'autre file. (Wise la fille... j'utilise Bébé en alibi!) Marche bien tranquillement et m'arrête devant l'entrée des exposants. Le GENTIL monsieur me dit: "Par ici madame! Avec les poussettes ça va mieux ici!" Gnan gnan! Je suis entrée! 11h30.

Bon, maintenant les toilettes... (Je me sens comme le gars dans l'annonce de Oh!Henry! qui se fait reluquer par l'écureuil). En passant, une bouchée par ici, une autre par-là. Ça va bien, j'ai faim. Ok... la halte d'allaitement maintenant. À l'autre bout.

J'ai déjà fait mon cardio pour la journée et je n'ai rien visité du tout encore!

12h30. Conférence intéressante sur un Cari Végétarien Arayuma. Grignotte encore un peu partout. Bébé a une vue imprenable sur le postérieur de toute cette foule... J'ai encore chaud. Je me sens comme une poule dans un jeu de quille. Je joue du coude avec ma poussette au travers de toutes ces mouettes qui veulent aussi grignoter comme moi. ÇA N'A PAS D'ALLURE! Et on n'est même pas la fin de semaine!!!

14h. Bébé-qui-n'a-rien-voulu-savoir-du-sein-tantôt réclâme. Légitime. Ok Ti-Loup. On repart à l'autre bout. Une autre gorgée de smootie en passant. Merci Mères et Cie!

Bon, l'idée du traffic (je suis dedans depuis 10h30) recommence à m'angoisser. Ok. Bye bye Expo! 14h30, on repart à la maison. Non mais je dois être folle alliée quekpart dans ma tête. QUELLE IDÉE cette sortie!!!

Après les 12 ascenceurs et corridors. Il est 15h15 et je suis jammée sur Décarie à Queen Mary. Fuck! (scusez, fallait que ça sorte!)

Une heure plus tard, je suis de retour à Mirabel.

Bilan:
14$ stationnement
10$ entrée de l'Expo
15$ de semences biologiques pour mon futur jardin
8$ de café déca bio équitable
8$ de bouillon de poulet végé
3 petites bouteilles de savon à linge pour mes couches
1 petit biscuit style oréo bio sans gluten tout effwouaré
1 revue ésotérique m'annonçant la fin du monde pour 2012
2$ en coupons rabais pour des trucs bios
Un dîner composé de 5 gorgées de smootie, une bouchée de chili végé, une autre de couscous aux légumes, miettes de pain avec tapenade aux olives, une chip de quinoa, un quart de carré au chocolat bio, un huitième de galette multi-grains, et quoi encore? Le tout dans le désordre en plus... Me semble que j'ai un peu mal au coeur...
5-6 feuillets publicitaires
1h45 de transport dont 1h dans le traffic (full carbone...)
À peu près 1h30 de visite d'un Expo (j'ai même pas tout fait les allées)

Est-ce que j'y retourne l'an prochain? Je vous laisse deviner...

mardi 25 novembre 2008

Faux débat

http://www.francoisedavid.com/

Là était le vrai débat...

Sans commentaire pour le vide entendu au petit écran. Dire qu'on paye pour entendre jouer au ping-pong 3 supposés "aptes-à-diriger-le-Québec".

PFFFFF! Je vais me coucher...

mercredi 19 novembre 2008

Il ne faut pas confondre : star war et la guerre des écoles ...


Voici le billet d'un collègue-prof-blogueur de France, "Proctor" que je publie pour la cause.

***

Alors que novembre s'assombrit, il n' y a pas que les jours qui raccourcissent, les moyens d'agir des professeux-pédagogues également. Demain, c'est la grève, encore diront certains, convaincus que la grève est à l' éducation nationale ce que sont les publicités à la télévision, un moment pour aller pisser dans un violon, ou encore une prise d'otages. J'ai mes convictions et je ne tiens pas à faire de ce blog une tribune pour un discours connu de tous. Tout est parti d'un jeu de mot de type calembour, de repas cantine un jour de choucroute de la mer, "après Dark Vador, c'est Dark Os qui veut manger du pédawan !!".
Alors par une nuit de désoeuvrement j'ai pondu ce petit visuel , et dans ma tête de petit cancre, l'idée a germé: et si on faisait une manif sur internet?! Ainsi je vous propose à vous chers collègues et estimés lecteurs, pédagogues pratiquants, croyants et non pratiquants, ou simple sympathisants d'arpenter le pavé numérique, de tendre vos bannières et de réaliser une manif virtuelle et potache. Je vous propose donc de copier ce petit visuel sur mon humble blog ( un p'tit clic droit et enregistrer sous ) et de le poster demain, jour de revendications et de raviolis à la cantine, sur votre blog afin de défiler ensemble dans les réseaux webesques. Parlez en autour de vous, ça serait tout de même bien fendard de trouver demain sur les blogs de profs un signe de ralliement. A vous de voir ...

***
Pour les blogueurs Québécois, Dark OS est Xavier Darcos, ministre de l'éducation en France, homologue de notre chère Michelle Courchesne. Faut croire que du pays cousin, les moeurs se ressemblent...

Je vote Solidaire


Outrée par le gouvernement actuel; déçue du PQ qui parle pour parler sans parler de souveraineté; choquée d'entendre des partis insulter leurs adversaires sans parler des vrais enjeux; scandalisée par le rejet total des "petits" du débat électoral; je voterai Québec Solidaire.

Voici les grandes lignes de leur programme et surtout celles qui me touchent... Programme trop peu ou sinon pas du tout expliqué par les manipulations médiatiques.

Mes amis, détrompez-vous, je serai une citoyenne informée et solidaire à mon pays du Québec. J’espère que ce billet vous aidera aussi à faire un choix éclairé. Soyez vous aussi plus intelligents que ces journalistes qui contribuent à la division du peuple en désinformant les "accros" du téléjournal pour qu'ils recommencent l'erreur politique qui siège depuis trop longtemps...

http://quebecsolidaire.net/engagements_2008

Axe 1 Développer une économie écologiste et solidaire

  • Grands chantiers écologiques: Développer un plan de transport en commun; fonder la société d’État Éole-Québec; interdire les ports méthanier; instaurer des réseaux de compostage publics; favoriser l’autoremplissage de produits (savon à vaisselle, shampooing, jus, etc.) ; interdire l’usage des sacs de plastique; rendre l'étiquetage des OGM obligatoire
  • Développement économique national, régional et local:Instaurer une politique d’achat local et équitable
  • Fiscalité responsable pour les entreprises
  • Fiscalité équitable pour les particuliers

Axe 2 Maîtriser nos conditions de vie et de travail

  • Lutte contre la pauvreté
  • Protection des écosystèmes: Redevances pour l’utilisation industrielle des ressources naturelles; mise en marché de voitures électriques ; subventionner l’achat de véhicules hybrides ou électriques; interdir la vente des savons phosphatés;
  • Vacances et congés
  • Conditions de travail
  • Implication citoyenne

Axe 3 Renforcer nos services publics

  • Santé et services sociaux: freiner toute forme de privatisation dans le système de santé et de services sociaux; création de Pharma Québec; valorisation de l'éducation physique; sortir la malbouffe de toutes les institutions d'enseignement et hôpitaux; rendre universels la couverture des soins dentaires de base et examens d'optométrie; donner accès à un médecin de famille
  • Éducation : Embaucher du personnel spécialisé supplémentaire; Réduire le nombre d’élèves par classe; encadrer les nouveaux enseignants-es; un bulletin compréhensible pour les parents; permettre le redoublement des élèves
  • Justice

Axe 4 Combattre toute forme d’exclusion et de discrimination

  • Egalité femmes-hommes
  • Violences faites aux femmes
  • Intégration des personnes issues des communautés culturelles et de l'immigration
  • Lutte contre la discrimination
  • Laïcité interculturelle
  • Personnes ayant un handicap: Mettre en place un plan de développement du transport adapté.

Axe 5 Appuyer les familles et reconnaître leur contribution citoyenne

  • Parents: Mettre en place des horaires flexibles afin de réduire les difficultés de conciliation famille-travail; Créer 25 000 nouvelles places en CPE; Reconnaître et définir la maison de naissance où sont dispensés des services de sages-femmes;
  • Aînés: maintien à domicile de personnes en perte d’autonomie.

Axe 6 Valoriser la langue française et la culture québécoise

  • Langue: Améliorer la francisation pour les immigrant-e-s
  • Culture: Participation annuelle de tous les élèves et étudiants-es du Québec à quatre manifestations artistiques professionnelles produites au Québec;
    Augmenter les programmes de bourses pour les artistes
  • Médias: Doter le Québec d’un véritable réseau de télédiffusion publique

Axe 7 Faire du Québec un pays par la souveraineté populaire

  • Réalisation de la souveraineté: Élaborer une constitution pour le Québec dans le plein respect de la souveraineté de son peuple
  • Promotion de la souveraineté
  • Élargissement de la souveraineté populaire : Adopter un mode de scrutin proportionnel mixte et compensatoire

Axe 8 Favoriser la solidarité entre les peuples du monde

  • Les peuples autochtones du Québec
  • Les autres peuples du monde
  • Promouvoir la paix: S’opposer à toute intervention impérialiste canadienne en Afghanistan.

jeudi 14 août 2008

Je me souviens...

Nous nous demandions récemment pourquoi la fête nationale du Québec était associée à St-Jean-Baptiste...


Je remercie le journal Le Québecois (http://www.lequebecois.org/) de m'avoir donné la réponse ce matin. En fait, c'est une question de saisons:


"Après le baptême de Jésus dans les eaux du Jourdain, Jean-Baptiste aurait déclaré "Il faut qu'Il grandisse et que je diminue" (Jean 3, 30). N'en fallut pas plus pour que l'Église récupère ces propos par une analogie associant Jean-Baptiste au 24 juin, jour où les journées commencent à raccourcir ("je diminue"), laissant le solstice d'hiver du 25 décembre et l'honneur des jours ensoleillés s'allongeant à Jésus-Christ lui-même ("qu'Il grandisse").



Après la St-Jean-Baptiste et la fête nationale, à quand l'appellation "Fête du Pays du Québec?"